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Le chapelet des sept douleurs de la Vierge Marie possède 59 grains, ou 52 grains et 7 médailles représentants les 7 douleurs de Marie à méditer. Voici comment le réciter. On commence par les 7 groupes de 7 grains. Le vieillard Siméon annonce à Marie qu'un glaive de douleur percera son âme.

Nom: la recitation du chapelet
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Et "ne permettez pas" à cause de notre infidélité à vos grâces, "que nous succombions aux tentations" du monde, du démon et de la chair. Mais "délivrez-nous du mal", qui est le péché, du mal de la peine temporelle et de la peine éternelle, que nous avons méritées. Parole d'une grande consolation, qui est, dit saint Jérôme, comme le sceau que Dieu met à la fin de nos requêtes pour nous assurer qu'il nous a exaucés, comme si lui-même nous répondait: Amen!!!

Qu'il soit fait comme vous le demandez, vous l'avez obtenu en vérité, car c'est ce que signifie ce mot: Amen. Nous honorons les perfections de Dieu en récitant chaque parole de l'Oraison dominicale. Nous honorons sa fécondité par le nom de Père, qui engendre de toute éternité un Fils qui est Dieu comme vous, éternel, consubstantiel, qui est une même essence, une même puissance, une même bonté, une même sagesse avec vous, Père et Fils, qui, vous aimant, produisez le Saint- Esprit, qui est Dieu comme vous, trois personnes adorables, qui êtes un seul Dieu.

Notre Père! C'est-à-dire, Père des hommes par la création, par la conservation et par la rédemption, Père miséricordieux des pécheurs, Père ami des justes, Père magnifique des bienheureux. Qui êtes. Par ces paroles nous admirons l'infinité, la grandeur et la plénitude de l'essence de Dieu, qui s'appelle véritablement Celui qui est, c'est-à-dire, qui existe essentiellement, nécessairement et éternellement, qui est l'Etre des êtres, la cause de tous les êtres; qui renferme éminemment en lui-même les perfections de tous les êtres; qui est dans tous par son essence, par sa présence et par sa puissance, sans y être renfermé.

Nous honorons sa sublimité, sa gloire et sa majesté par ces mots: Qui êtes aux cieux, c'est-à-dire assis comme dans votre trône, exerçant votre justice sur tous les hommes. Nous adorons sa sainteté en désirant que son nom soit sanctifié.

Nous reconnaissons sa souveraineté et la justice de ses lois, en souhaitant que son règne arrive, et que les hommes lui obéissent sur la terre comme les anges lui obéissent dans le ciel. Nous croyons à sa Providence, en le priant de nous donner notre pain de chaque jour. Nous invoquons sa clémence, en lui demandant la rémission de nos péchés. Nous recourons à sa puissance, en le priant de ne pas nous laisser succomber à la tentation.

Nous nous confions à sa bonté, en espérant qu'il nous délivrera du mal. Le Fils de Dieu a toujours glorifié son Père par ses oeuvres; il est venu au monde pour le faire glorifier des hommes; il leur a enseigné la manière de l'honorer, par cette oraison qu'il a daigné nous dicter lui-même. Nous devons donc la réciter souvent avec attention et dans le même esprit qu'il l'a composée.

Lorsque nous récitons attentivement cette divine Oraison, nous faisons autant d'actes des plus nobles vertus chrétiennes que nous prononçons de paroles. En disant: Notre Père qui êtes aux cieux, nous formons des actes de foi, d'adoration et d'humilité. En désirant que son nom soit sanctifié et glorifié, nous faisons paraître un zèle ardent pour sa gloire. En lui demandant la possession de son royaume, nous faisons un acte d'espérance. En souhaitant que sa volonté soit accomplie sur la terre comme dans le ciel, nous montrons un esprit de parfaite obéissance.

En lui demandant notre pain de chaque jour, nous pratiquons la pauvreté d'esprit et le détachement des biens de la terre. En le priant de nous remettre nos péchés, nous faisons un acte de repentir. Et en pardonnant à ceux qui nous ont offensés, nous exerçons la miséricorde dans la plus haute perfection. En lui demandant son secours dans les tentations, nous faisons des actes d'humilité, de prudence et de force. En attendant qu'il nous délivre du mal, nous pratiquons la patience.

Enfin, en demandant toutes ces choses, non seulement pour nous, mais encore pour notre prochain et pour tous les membres de l'Eglise, nous faisons le devoir des vrais enfants de Dieu, nous l'imitons dans sa charité qui embrasse tous les hommes et nous accomplissons le commandement de l'amour du prochain.

Le Rosaire Psalmodié

Nous détestons tous les péchés et nous observons tous les commandements de Dieu, lorsqu'en recitant cette Oraison notre coeur s'accorde avec notre langue, et que nous n'avons point d'intentions contraires au sens de ces divines paroles. Car lorsque nous faisons réflexion que Dieu est au ciel, c'est-à- dire infiniment élevé au-dessus de nous par la grandeur de sa majesté, nous entrons dans les sentiments du plus profond respect en sa présence; tout saisis de crainte, nous fuyons l'orgueil et nous nous abaissons jusqu'au néant.

Lorsqu'en pronoçant le nom du Père, nous nous souvenons que nous tenons notre existence de Dieu, par le moyen de nos parents, et notre instruction même par le moyen de nos maîtres, qui nous tiennent ici la place de Dieu, dont ils sont les images vivantes, nous nous sentons obligés de les honorer ou, pour mieux dire, d'honorer Dieu en leurs personnes, et nous nous gardons bien de les mépriser et de les affliger.

Lorsque nous désirons que le saint Nom de Dieu soit glorifié, nous sommes bien éloignés de le profaner. Lorsque nous regardons le royaume de Dieu comme notre héritage, nous renonçons à toute attache aux biens de ce monde; lorsque nous demandons sincèrement pour notre prochain les mêmes biens que nous désirons pour nous-mêmes, nous renonçons à la haine, à la dissension et à l'envie.

En demandant à Dieu notre pain de chaque jour, nous détestons la gourmandise et la volupté qui se nourrissent de l'abondance. En priant Dieu véritablement de nous pardonner, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, nous réprimons notre colère et notre vengeance, nous rendons le bien pour le mal et nous aimons nos ennemis.

En demandant à Dieu de ne pas nous laisser tomber dan le péché au moment de la tentation, nous montrons que nous fuyons la paresse, que nous cherchons les moyens de combattre les vices et de faire notre salut. En priant Dieu de nous délivrer du mal, nous craignons sa justice, et nous sommes heureux, car la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, c'est par la crainte de Dieu que tout homme évite le péché.

La Salutation angélique est si sublime, si relevée, que le bienheureux Alain de la Roche a cru qu'aucune créature ne peut la comprendre et qu'il n'y a que Jésus-Christ, né de la Vierge Marie, qui puisse l'expliquer. Elle tire principalement son excellence de la très sainte Vierge à qui elle fut adressée, de la fin de l'Incarnation du Verbe pour laquelle elle fut apportée du ciel, et de l'archange Gabriel qui la prononça le premier.

La Salutation angélique résume dans l'abrégé le plus concis toute la théologie chrétienne sur la sainte Vierge. On y trouve une louange et une invocation. La louange renferme tout ce qui fait la véritable grandeur de Marie; l'invocation renferme tout ce que nous devons lui demander, et ce que nous pouvons attendre de sa bonté pour nous. La très sainte Trinité en a révélé la première partie; sainte Elisabeth, éclairée du Saint-Esprit, y a ajouté la seconde; et l'Eglise, dans le premier concile d'Ephèse, tenu l'an , y a mis la conclusion, après avoir condamné l'erreur de Nestorius et défini que la sainte Vierge est véritablement Mère de Dieu.

Le concile ordonna qu'on invoquerait la sainte Vierge sous cette glorieuse qualité par ces paroles: Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. La sainte Vierge Marie a été celle à qui cette divine Salutation a été présentée pour terminer l'affaire la plus grande et la plus importante du monde, l'Incarnation du Verbe éternel, la paix entre Dieu et les hommes et la rédemption du genre humain.

L'ambassadeur de cette heureuse nouvelle fut l'archange Gabriel, un des premiers princes de la cour céleste. La Salutation angélique contient la foi et l'espérance des patriarches, des prophètes et des apôtres. Elle est la constance et la force des martyrs, la science des docteurs, la persévérance des confesseurs et la vie des religieux.

Bienheureux Alain. Elle est le cantique nouveau de la loi de grâce, la joie des anges et des hommes, la terreur et la confusion des démons.

Application Windows pour aider à la récitation du chapelet

Par la Salutation angélique, Dieu s'est fait homme, une Vierge est devenue Mère de Dieu, les âmes des justes ont été délivrées des limbes, les ruines du ciel ont été réparées et les trônes vides ont été remplis, le péché a été pardonné, la grâce nous a été donnée, les malades ont été guéris, les morts ressuscités, les exilés rappelés, la trés sainte Trinité a été apaisée, et les hommes ont obtenu la vie éternelle.

Enfin, la Salutation angélique est l'arc-en-ciel, le signe de la clémence et de la grâce que Dieu a faites au monde Bienheureux Alain. Quoiqu'il n'y ait rien d'aussi grand que la majesté divine ni rien d'aussi abject que l'homme considéré comme pécheur, cette suprême Majesté ne dédaigne pas néanmoins nos hommages, elle est honorée quand nous chantons ses louanges. Et le salut de l'ange est un des plus beaux cantiques que nous puissions adresser à la gloire du Très-Haut.

Ce cantique nouveau que David a prédit qu'on chanterait à la venue du Messie, c'est la Salutation de l'archange. Il y a un cantique ancien et un cantique nouveau. L'ancien est celui que les Israélites ont chanté en reconnaissance de la création, de la conservation, de la délivrance de leur captivité, du passage de la mer Rouge, de la manne et de toutes les autres faveurs du ciel. Le cantique nouveau est celui que les chrétiens chantent en actions de grâces de l'Incarnation et de la Rédemption.

Comme ces prodiges ont été accomplis par le salut angélique, nous répétons ce même salut pour remercier la très sainte Trinité de ses bienfaits inestimables. Nous louons Dieu le Père de ce qu'il a tant aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique pour sauveur. Nous bénissons le Fils de ce qu'il est descendu du ciel sur la terre, de ce qu'il s'est fait homme et de ce qu'il nous a rachetés. Nous glorifions le Saint-Esprit de ce qu'il a formé dans le sein de la sainte Vierge ce corps très pur qui a été la victime de nos péchés.

C'est dans cet esprit de reconnaissance que nous devons réciter le salut angélique, produisant des actes de foi, d'espérance, d'amour et d'actions de grâces pour ce bienfait de notre salut. Quoique ce cantique nouveau s'adresse directement à la Mère de Dieu et qu'il contienne ses éloges, il est néanmoins très glorieux à la Sainte-Trinité, parce que tout l'honneur que nous rendons à la sainte Vierge retourne à Dieu comme à la cause de toutes ses perfections et de tous ses vertus.

Dieu le Père est glorifié de ce que nous honorons la plus parfaite de ses créatures. Le Fils est glorifié de ce que nous louons sa très pure Mère.

Le Saint-Esprit est glorifié de ce que nous admirons les grâces dont il a rempli son épouse. De même que la sainte Vierge, par son beau cantique Magnificat, renvoya à Dieu les louanges et les bénédictions que lui donna sainte Elisabeth sur son éminente dignité de Mère du Seigneur, de même elle renvoie promptement à Dieu les éloges et les bénédictions que nous lui donnons par le salut angélique.

Si la Salutation angélique rend gloire à la Sainte- Trinité, elle est aussi la louange la plus parfaite que nous puissions adresser à Marie. Sainte Melchtilde, désirant savoir par quel moyen elle pourrait mieux témoigner la tendresse de sa dévotion à la Mère de Dieu, fut ravie en esprit; et sur cette pensée, la sainte Vierge lui apparut portant sur son sein la Salutation angélique écrite en lettres d'or et lui dit: "Sachez, ma fille, que personne ne peut m'honorer par un salut plus agréable que celui que m'a fait présenter la très adorable Trinité et par lequel elle m'a élevée à la dignité de Mère de Dieu.

Par le mot "Ave", qui est le nom d'Eve, Eva, j'appris que Dieu, par sa toute-puissance, m'avait préservée de tout péché et des misères auxquelles la première femme fut sujette. Le nom de "Marie", qui signifie dame de lumières, marque que Dieu m'a remplie de sagesse et de lumière, comme un astre brillant, pour éclairer le ciel et la terre.

Ces mots: "pleine de grâces", me représentent que le Saint-Esprit m'a comblée de tant de grâces que je puis en faire part abondamment à ceux qui en demandent par ma médiation. En disant: "Le Seigneur est avec vous", on me renouvelle la joie ineffable que je ressentis lorsque le Verbe éternel s'incarna dans mon sein. Quand on me dit: "vous êtes bénie entre toutes les femmes", je loue la divine miséricorde qui m'a élevée à ce haut degré de bonheur.

A ces paroles: "Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni", tout le ciel se réjouit avec moi de voir Jésus mon Fils adoré et glorifié pour avoir sauvé les hommes". Entre les choses admirables que la sainte Vierge a révélées au bienheureux Alain de la Roche et nous savons que ce grand dévot à Marie a confirmé par serment ses révélations , il y en a trois des plus remarquables: la première, que c'est un signe probable et prochain de réprobation éternelle, que d'avoir de la négligence, de la tiédeur et de l'aversion pour la Salutation angélique qui a réparé le monde - la seconde, que ceux qui ont de la dévotion pour cette admirable salutation portent un très grand signe de prédestination - la troisième, que ceux qui ont reçu du ciel la faveur d'aimer la sainte Vierge et de la servir par affection, doivent être extrêmement soigneux de continuer à l'aimer et à la servir jusqu'à ce qu'elle les ait fait placer dans le ciel par son Fils au degré de gloire convenable à leurs mérites Alanus.

Tous les hérétiques, qui sont tous des enfants du diable et qui portent les marques évidentes de la réprobation, ont horreur de l'Ave Maria; ils apprennent encore le Pater, mais non pas l'Ave Maria; ils aimeraient mieux porter sur eux un serpent qu'un chapelet ou un rosaire.

Entre les catholiques, ceux qui portent la marque de réprobation ne se soucient guère du chapelet ni du Rosaire, négligent de le dire ou ne le disent qu'avec tiédeur et à la hâte. Quand je n'ajouterais aucune foi pieuse à ce qui a été révélé au bienheureux Alain de la Roche, mon expérience me suffit pour être persuadé de cette terrible et douce vérité.

Je ne sais pas, et je ne vois pas même évidemment comment il se peut faire qu'une dévotion si petite en apparence soit la marque infaillible du salut éternel, et son défaut la marque de la réprobation. Cependant, rien n'est si véritable. Nous voyons même que les gens de nouvelles doctrines de nos jours condamnées par l'Eglise, avec toute leur piété apparente, négligent beaucoup la dévotion au chapelet et au Rosaire et souvent l'ôtent de l'esprit et du coeur de ceux ou celles qui les approchent, sous les plus beaux prétextes du monde; ils se gardent de condamner ouvertement, comme font les calvinistes, le chapelet, Rosaire, scapulaire; mais la manière dont ils s'y prennent est d'autant plus pernicieuse qu'elle est plus fine.

Nous en parlerons dans la suite.

Mon Ave Marie, mon Rosaire ou mon chapelet, est ma prière, et ma très sûre pierre de touche, pour distinguer ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu d'avec ceux qui sont dans l'illusion du malin esprit. J'ai connu des âmes qui volaient, ce semble, comme des aigles, jusqu'aux nues par leur sublime contemplation, et qui cependant étaient malheureusement trompées par le démon, et je n'ai découvert leurs illusions que par l'Ave Maria et le chapelet, qu'elles rejetaient comme au-dessous d'elles.

Etoile Notre Dame

L'Ave Maria est une rosée céleste et divine qui, tombant dans l'âme d'un prédestiné, lui communique une fécondité admirable pour produire toutes sortes de vertus, et plus l'âme est arrosée par cette prière, plus elle devient éclairée dans l'esprit, embrasée dans le coeur et fortifiée contre tous ses ennemis.

L'Ave Maria est un trait perçant et enflammé qui, étant uni par un prédicateur à la parole de Dieu qu'il annonce, lui donne la force de percer, de toucher et de convertir les coeurs les plus endurcis, quoique d'ailleurs il n'ait pas beaucoup de talent naturel pour la prédication.

Ce fut ce trait secret que la sainte Vierge, comme j'ai déjà dit, enseigna à saint Dominique et au bienheureux Alain, pour convertir les hérétiques et les pécheurs. C'est de là qu'est venue la pratique des prédicateurs de dire un Ave Maria en commençant leur prédication, comme assure saint Antonin. Cette divine Salutation attire sur nous la bénédiction de Jésus et de Marie, car c'est un principe infaillible que Jésus et Marie récompensent magnifiquement ceux qui les glorifient: ils rendent au centuple les bénédictions qu'on leur donne.

Ego diligentes me diligo, Pr 8,17, ut ditem diligentes me et thesauros eorum repleam. C'est ce que Jésus et Marie criaient hautement: "Nous aimons ceux qui nous aiement, nous les enrichissons et nous remplissons leurs trésors".

Or n'est-ce pas aimer, bénir et glorifier Jésus et Marie que de réciter comme il faut la Salutation angélique? En chaque Ave Maria, on donnera deux bénédictions à Jésus et à Marie. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et béni le fruit de votre ventre, Jésus. Par chaque Ave Maria, vous rendez à Marie le même honneur que Dieu lui rendit en la saluant avec l'archange Gabriel.

Qui pourrait croire que Jésus et Marie, qui font du bien souvent à ceux qui les maudissent, donnassent leurs malédictions à ceux et celles qui les bénissent et les honorent par l'Ave Maria? La Reine des cieux, disent saint Bernard et saint Bonaventure, n'est pas moins reconnaissante et honnête que les personnes de qualité bien élevées en ce monde: elle les surpasse même en cette vertu comme en toutes les autres perfections; elle ne souffrira donc jamais que nous l'honorions avec respect, qu'elle ne nous le rende au centuple.

Marie, dit saint Bonaventure, nous salue avec la grâce, si nous la saluons avec l'Ave Marie: "Ipsa salutabit nos cum gratia si salutaverim eam cum Ave Maria". Qui pourrait comprendre les grâces et les bénédictions qu'opèrent en nous le salut et les regards bénins de la sainte Vierge? Dans le moment que sainte Elisabeth entendit le salut que lui donna la Mère de Dieu, elle fut remplie du Saint-Esprit, et l'enfant qu'elle portait dans son sein tressaillit de joie.

Si nous nous rendons dignes du salut et de la bénédiction réciproques de la sainte Vierge, sans doute nous serons remplis de la grâce et un torrent de consolations spirituelles découlera dans nos âmes. Il est écrit: "Donnez et on vous donnera". Prenons la comparaison du bienheureux Alain: "Si je vous donnais chaque jour cent cinquante diamants, quand vous seriez mon ennemi, ne me pardonneriez-vous pas?

Ne me feriez-vous pas comme un ami, toutes les grâces que vous pourriez? Voulez-vous vous enrichir des biens de la grâce et de la gloire? Saluez la très sainte Vierge, honorez votre bonne Mère". Celui qui honore sa Mère, la sainte Vierge, est semblable à un homme qui amasse des trésors" Si 3,5.

Présentez-lui chaque jour au moins cinquante Ave Maria dont chacun contient quinze pierres précieuses, qui lui sont plus agréables que toutes les richesses de la terre. Que ne devez-vous pas attendre de sa libéralité? Elles est notre Mère et notre amie.

Elle est l'impératrice de l'univers qui nous aime plus que toutes les mères et les reines ensemble n'ont aimé un homme mortel, car, dit saint Augustin, la charité de la Vierge Marie excède tout l'amour naturel de tous les hommes et de tous les anges.

Un jour, Notre-Seigneur apparut à sainte Gertrude comptant des pièces d'or; elle eut la hardiesse de lui demander ce qu'il comptait. Le dévot et le docte Suarez, de la Compagnie de Jésus, estimait tant le mérite de la Salutation angélique, qu'il disait qu'il aurait volontiers donné toute sa science pour le prix d'un Ave Maria bien dit. Elle est courte en paroles, mais grande en mystères; elles est plus douce que le miel et plus précieuse que l'or; il faut très fréquemment l'avoir dans le coeur pour la méditer, et dans la bouche pour la lire et la répéter dévotement".

Siquidem tanta suavitas hujus benignae salutationes, ut humanis non possit explicare verbis, sed semper manet altior et profundior quam omnis creatura indagare sufficiat. Haec oratio parva est verbis, alta mysteriis, brevis sermone, alta virtute, super mel dulcis, super aurum pretiosa; ore cordis est jugiter ruminanda labiisque puris frequentissime legenda ac devote repetenda".

Le même bienheureux Alain rapporte, au chapitre 69 de son psautier, qu'une religieuse très dévote au Rosaire apparaut après sa mort à une de ses soeurs et lui dit: "Si je pouvais retourner dans mon corps pour dire seulement un Ave Maria, quoique sans beaucoup de ferveur, pour avoir le mérite de cette prière, je souffrirais volontiers tout de nouveau toutes les douleurs que j'ai souffertes avant de mourir".

Il faut remarquer qu'elle avait souffert plusieurs années sur son lit des douleurs violentes. Michel de Lisle, évêque de Salubre, disciple et collègue du bienheureux Alain de la Roche dans le rétablissement du saint Rosaire, dit que la Salutation angélique est le remède à tous les maux qui nous affligent, pourvu que nous la récitions dévotement en l'honneur de la sainte Vierge.

Etes-vous dans la misère du péché? Invoquez la divine Marie, dites-lui: Ave, qui veut dire: je vous salue dans un très profond respect, ô vous qui êtes sans péché et sans malheur. Elle vous délivrera du mal de vos péchés. Etes-vous dans les ténèbres de l'ignorance ou de l'erreur? Venez à Marie, dites-lui: Ave Maria, c'est-à-dire Illuminée des rayons du soleil de justice; et elle vous fera part de ses lumières.

Etes-vous égaré du chemin du ciel? Invoquez Marie, qui veut dire: Etoile de la mer et l'étoile polaire qui guide notre navigation en ce monde, et elle vous conduira au port du salut éternel. Etes-vous dans l'affliction? Ayez recours à Marie qui veut dire: mer amère qui a été remplie d'amertume en ce monde et qui est présentement changée dans une mer de pures douceurs au ciel; elle convertira vos tristesses en joie et vos afflictions en consolations.

Avez-vous perdu la grâce? Honorez l'abondance des grâces dont Dieu a rempli la sainte Vierge, dites-lui: "Pleine de grâces" et de tous les dons du Saint-Esprit, et elle vous fera part de ses grâces.

Etes-vous seul, privé de la protection de Dieu, adressez- vous à Marie, dites-lui: "Le Seigneur est avec vous" plus noblement et intimement que dans les justes et les saints, car vous êtes une même chose avec Lui; étant votre Fils, sa chair est votre chair, vous êtes avec le Seigneur par une très parfaite ressemblance et par une mutuelle charité; car vous êtes sa Mère.

Dites-lui enfin: Toute la très sainte Trinité est avec vous dont vous êtes le Temple précieux; et elle vous remettra sous la protection et sauvegarde de Dieu. Etes-vous devenu l'objet de la malédiction de Dieu? Dites: "Vous êtes benie par-dessus toutes les femmes" et de toutes les nations, pour votre pureté et fécondité; vous avez changé la malédiction divine en bénédiction; et elle vous bénira.

Avez-vous faim du pain de la grâce et du pain de vie? Approchez de celle qui a porté le pain vivant qui est descendu du Ciel, dites-lui: "Le fruit de votre ventre soit béni", lequel vous avez conçu sans nul déchet de votre virginité, que vous avez porté sans peine et enfanté sans douleur.

Sans doute votre âme sera rassasiée du pain de la grâce en cette vie et de la gloire éternelle en l'autre. Concluez votre prière avec l'Eglise et dites: "Sainte Marie ", sainte au corps et en l'âme, sainte par un dévouement singulier et éternel au service de Dieu, sainte en qualité de Mère de Dieu qui vous a douée d'une éminente sainteté, convenable à cette dignité infinie.

Venez au secours de vos pauvres enfants, ô Mère pitoyable, ô l'avocate et le refuge des pécheurs, chassez loin de nous, à l'heure de la mort, les démons nos accusateurs et vos ennemis, dont l'aspect effroyable nous épouvante. Venez nous éclairer dans les ténèbres de la mort. Conduisez-nous, accompagnez-nous au tribunal de notre juge, votre Fils; intercédez pour nous, afin qu'il nous pardonne et nous reçoive au nombre de vos élus dans le séjour de la gloire éternelle.

Qui n'admirera l'excellence du saint Rosaire, composé de ces deux divines parties: l'Oraison dominicale et la Salutation angélique? Y a-t-il de prière plus agréable à Dieu et à la sainte Vierge, plus facile, plus douce et plus salutaire aux hommes? Ayons-les toujours au coeur et dans la bouche pour honorer la très sainte Trinité, Jésus-Christ notre Sauveur et sa très sainte Mère.

De plus, à la fin de chaque dizaine, il est bon d'ajouter le Gloria Patri, etc. Comme il était au commencement, comme il est maintemant et il sera dans tous les siècles des siècles. Un mystère est une chose sacrée et difficile à comprendre. Les oeuvres de Jésus-Christ sont toutes sacrées et divines, parce qu'il est Dieu et homme tout ensemble.

Celles de la sainte Vierge sont très saintes, parce qu'elle est la plus parfaite de toutes les pures créatures. On appelle avec raison les oeuvres de Jésus-Christ et de sa sainte Mère des mystères, parce qu'elles sont remplies de quantité de merveilles, de perfections et d'instructions profondes et sublimes, que le Saint-Esprit découvre aux humbles et aux âmes simples qui les honorent.

On peut encore appeler les oeuvres de Jésus et de Marie des fleurs admirables, dont l'odeur et la beauté ne sont connues que de ceux qui les approchent, qui les flairent et qui les ouvrent par une attentive et sérieuse méditation.

Saint Dominique a partagé la vie de Jésus-Christ et de la sainte Vierge en quinze mystères, qui nous représentent leurs vertus et leurs principales actions comme quinze tableaux dont les traits doivent nous servir de règle et d'exemple pour la conduite de notre vie.

Ce sont quinze flambeaux pour guider nos pas dans ce monde; quinze miroirs ardents pour connaître Jésus et Marie, pour nous connaître nous-mêmes et pour allumer le feu de leur amour dans nos coeurs; quinze fournaises pour nous consumer entièrement de leurs célestes flammes.

La sainte Vierge a enseigné à saint Dominique cette excellente méthode de prier et lui a ordonné de la prêcher, afin de réveiller la piété des chrétiens et de faire revivre l'amour de Jésus-Christ dans leurs coeurs. Elle l'enseigna aussi au bienheureux Alain de la Roche. Il me l'est encore davantage, et ceux-là feront encore beaucoup mieux qui réciteront les salutations avec la méditation de la vie, de la passion et de la gloire de Jésus-Christ, car cette méditation est l'âme de ces oraisons".

En effet, le Rosaire, sans la méditation des mystères sacrés de notre salut, ne serait presque qu'un corps sans âme, une excellente matière sans sa forme qui est la méditation, qui le distingue des autres dévotions.

La première partie du Rosaire contient cinq mystères, dont le premier est l'Annonciation de l'archange Gabriel à la sainte Vierge; le second, la Visitation de la sainte Vierge à sainte Elisabeth; le troisième, la Nativité de Jésus-Christ; le quatriène, la Présentation de l'Enfant Jésus au temple et la purification de la sainte Vierge; le cinquième, le Recouvrement de Jésus dans le temple parmi les docteurs.

On appelle ces Mystères joyeux à cause de la joie qu'ils ont donné à tout l'univers. La sainte Vierge et les anges furent comblés de joie au moment heureux où le Fils de Dieu s'incarna. Le ciel et la terre se sont réjouis à la naissance du Sauveur. Siméon fut consolé et comblé de joie, quand il reçut Jésus dans ses bras.

Les docteurs étaient ravis d'admiration en entendant les réponses de Jésus; et qui exprimera la joie de Marie et de Joseph en retrouvant Jésus après trois jours d'absence? La seconde partie du Rosaire se compose aussi de cinq mystères que l'on appelle Mystères douloureux, parce qu'ils nous représentent Jésus-Christ accablé de tristesse, couvert de plaies, chargé d'opprobres, de douleurs et de tourments.

Le premier de ces mystères est la prière de Jésus et son Agonie au jardin des Olives; le second, sa Flagellation; le troisième, son Couronnement d'épines; le quatrième, le Portement de Croix; le cinquième, son Crucifiement et sa mort sur le Calvaire. La troisième partie du Rosaire contient cinq autres mystères qu'on appelle glorieux, parce que nous y contemplons Jésus et Marie dans le triomphe et dans la gloire.

Le premier est la Résurrection de Jésus-Christ; le second, son Ascension au ciel; le troisième, la Descente du Saint-Esprit sur les apôtres; le quatrième, l'Assomption de la glorieuse Vierge; le cinquième, son Couronnement. Voilà les quinze fleurs odoriférantes du Rosier mystique sur lesquelles les âmes pieuses s'arrêtent comme de sages abeilles, pour en cueillir le suc admirable et en composer le miel d'une dévotion solide.

Le soin principal de l'âme chrétienne est de tendre à la perfection. Soyez les fidèles imitateurs de Dieu, comme ses enfants bien-aimés, nous dit le grand Apôtre. Cette obligation est comprise dans le décret éternel de notre prédestination, comme l'unique moyen ordonné pour parvenir à la gloire éternelle. Saint Grégoire de Nysse dit gracieusement que nous sommes des peintres. Notre âme est la toile d'attente sur laquelle nous devons appliquer le pinceau, les vertus sont les couleurs qui doivent relever son éclat, et l'original que nous devons copier, c'est Jésus-Christ, l'image vivante qui représente parfaitement le Père éternel.

Comme donc un peintre pour tirer un portrait au naturel se met devant les yeux l'original, et qu'à chaque coup de pinceau qu'il donne il regarde, de même le chrétien doit toujours avoir devant les yeux la vie et les vertus de Jésus-Christ, pour ne rien dire, ne rien penser, ne rien faire qui n'y soit conforme.

C'est pour nous aider dans l'important ouvrage de notre prédestination, que la sainte Vierge a ordonné à saint Dominique d'exposer aux fidèles qui récitent le Rosaire les mystères sacrés de la vie de Jésus-Christ, non seulement afin qu'ils l'adorent et le glorifient, mais principalement afin qu'ils règlent leur vie et leurs actions sur ses vertus.

Or, comme les enfants imitent leurs parents en les voyant et en conversant avec eux; qu'ils apprennent leur langage en les entendant parler; qu'un apprenti, en voyant travailler son maître, apprend son art; de même les fidèles confrères du Rosaire, en considérant sérieusement et dévotement les vertus de Jésus-Christ, dans les quinze mystères de sa vie, deviennent semblables à ce divin Maître, avec le secours de sa grâce et par l'intercession de la sainte Vierge.

Si Moïse ordonna au peuple hébreu, de la part de Dieu même, de ne jamais oublier les bienfaits dont il avait été comblé, à plus forte raison le Fils de Dieu peut-il nous commander de graver dans notre coeur et d'avoir sans cesse devant les yeux les mystères de sa vie, de sa passion et de sa gloire, puisque ce sont autant de bienfaits dont Il nous a favorisés et par lesquels Il nous a montré l'excès de son amour pour notre salut.

Souvenez-vous de ma pauvreté et de mes abaissements, pensez à l'absinthe et au fiel que j'ai pris pour vous dans ma passion". Ces paroles et beaucoup d'autres qu'on pourrait alléguer nous convainquent assez de l'obligation que nous avons de ne pas nous contenter de réciter le Rosaire vocalement en l'honneur de Jésus-Christ et de la sainte Vierge, mais de le réciter avec la méditation des mystères sacrés.

Jésus-Christ, le divin Epoux de nos âmes, notre très doux ami, Jésus désire que nous nous souvenions de ses bienfaits et que nous les estimions sur toutes choses; il a une joie accidentelle, aussi bien que la sainte Vierge avec tous les saints du paradis, lorsque nous méditons dévotement et avec affection sur les mystères sacrés du Rosaire, qui sont les effets les plus signalés de son amour pour nous et les plus riches présents qu'il puisse nous faire, puisque c'est par de tels présents que la sainte Vierge même et tous les saints jouissent de la gloire.

La bienheureuse Angèle de Foligno pria un jour Notre- Seigneur de lui enseigner à quel exercice elle l'honorerait le plus. Il lui apparut attaché à la croix et lui dit: "Ma fille, regarde mes plaies".

Elle apprit de ce très aimable Sauveur que rien ne lui est plus agréable que la méditation de ses souffrances. Ensuite il lui découvrit les blessures de sa tête et plusieurs circonstances de ses tourments et lui dit: "J'ai souffert tout cela pour ton salut, que peux-tu faire qui égale mon amour pour toi? Le saint sacrifice de la messe honore infiniment la très sainte Trinité, parce qu'il représente la passion de Jésus- Christ et que nous y offrons les mérites de son obéissance, de ses souffrances et de son sang.

Toute la cour céleste en reçoit aussi une gloire accidentelle, et plusieurs docteurs, avec saint Thomas, nous disent pour la même raison, qu'elle se réjouit de la communion des fidèles, parce que le Saint- Sacrement est un mémorial de la passion et de la mort de Jésus-Christ, et que, par ce moyen, les hommes participent à ses fruits et avancent l'affaire de leur salut.

Or, le saint Rosaire, récité avec la méditation des mystères sacrés, est un sacrifice de louanges à Dieu pour le bienfait de notre Rédemption et un dévot souvenir des souffrances, de la mort et de la gloire de Jésus-Christ. Il est donc vrai que le Rosaire cause une gloire, une joie accidentelle à Jésus-Christ, à la sainte Vierge et à tous les bienheureux, car ils ne désirent rien de plus grand, pour notre bonheur éternel, que de nous voir occupés à un exercice aussi glorieux à notre Sauveur et aussi salutaire pour nous.

L'Evangile nous assure qu'un pécheur qui se convertit et fait pénitence cause de la joie à tous les anges. Si c'est assez pour réjouir les anges qu'un pécheur quitte ses péchés et en fasse pénitence, quelle joie, quelle jubilation sera-ce pour toute la cour céleste, quelle gloire pour Jésus-Christ même, de nous voir sur la terre, méditer dévotement et avec amour sur ses abaissements, sur ses tourments, sur sa mort cruelle et ignominieuse?

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Y a-t-il rien de plus efficace, pour nous toucher et nous porter à une sincère pénitence? Le chrétien qui ne médite pas sur les mystères du Rosaire montre une grande ingratitude pour Jésus-Christ et le peu d'estime qu'il fait de tout ce que le divin Sauveur a souffert pour le salut du monde.

Sa conduite semble dire qu'il ignore la vie de Jésus-Christ, qu'il se met fort peu en peine d'apprendre ce qu'il a fait, ce qu'il a souffert pour nous sauver. Ce chrétien doit fort craindre que, n'ayant pas connu Jésus-Christ, ou que l'ayant mis en oubli, Il ne le rejette au jour du jugement avec ce reproche: "Je vous dis en vérité que je ne vous connais point".

Méditons donc sur la vie et les souffrances du Sauveur par le saint Rosaire, apprenons à le bien connaître et à reconnaître ses bienfaits, afin qu'il nous reconnaisse pour ses enfants et pour ses amis au jour du jugement. Les saints faisaient leur principale étude de la vie de Jésus-Christ, ils ont médité sur ses vertus et sur ses souffrances, et, par ce moyen, ils sont arrivés à la perfection chrétienne.

Saint Bernanrd a commencé par cet exercice, qu'il a toujours continué. J'appliquai tout mon esprit à méditer tous les jours sur ces mystères". C'était aussi l'exercice des saints martyrs: nous admirons comment ils ont triomphé des plus cruels tourments.

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D'où pouvait venir cette admirable constance des martyrs, dit saint Bernard, sinon des plaies de Jésus-Christ, sur lesquelles ils faisaient leur plus fréquente méditation? Où était l'âme de ces généreux athlètes, lorsque leur sang coulait et que leur corps était broyé par les supplices?

Leur âme était dans les plaies de Jésus-Christ et ces plaies les rendaient invincibles. La très sainte Mère du Sauveur ne s'est occupée toute sa vie qu'à méditer sur les vertus et les souffrances de son Fils. Lorsqu'elle entendit les anges chanter à sa naissance leur cantique d'allégresse, lorsqu'elle vit les pasteurs l'adorer dans l'étable, son esprit fut rempli d'admiration et elle méditait toutes ces merveilles.

Elle comparait les grandeurs du Verbe incarné à ses profonds abaissements; la paille et la crèche, à son trône et au sein de son Père; la puissance d'un Dieu, à la faiblesse d'un enfant; sa sagesse, à sa simplicité. Le recouvrement de Jésus au Temple Lc 2. Le Baptême au Jourdain Mt 3.

La voix du Père le proclame son Fils bien-aimé. Les Noces de Cana Jn 2. Ceci est son premier signe. La Transfiguration Mt Il nous témoigne son amour infini. La Flagellation Mt Son corps est ensanglanté et couvert de plaies.

On se moque de lui. Le Portement de la croix Mt Marie accompagne son Fils sur la voie douloureuse. La Crucifixion Mt La Résurrection Mt Il nous ouvre les portes du ciel.